Via Francigena

Étape 01 - Du Mont-Cenis à Susa

Étape 01 - Du Mont-Cenis à Susa

Gps Track

Gps Track

  • Début: Col du Mont-Cenis
  • Arrivée: Susa
  • Longueur totale: 24,4 km
  • Difficulté à pied: Difficile
  • Signaux: Flèches blanches/jaune et pèlerin jaune
  • Comment arriver: Autocar 286 Sapav, tel. 800.801600

Franchi le Col du Mont-Cenis et après avoir laissé derrière soi le lac, les lacets de la Gran Scala et la Plaine de San Nicolao, après les vestiges du tunnel du chemin de fer Fell, au ricovero 4 on prend la séculaire Route Royale, un chemin muletier qui conduit au caractéristique bourg alpin de Moncenisio. Connu dans le passé comme Ferrera, le bourg se développa grâce à son rôle stratégique d’étape obligée le long de la voie : le parcours de l’écomusée et l’Eglise San Giorgio permettent d’approfondir son histoire au service du col.

Légèrement plus en aval on reprend la Route Royale qui descend jusqu’à Novalesa : çà et là le paysage boisé du Val Cenischia s’ouvre sur les splendides gorges et les cascades du torrent du même nom. En parcourant la Via Maestra, au pavage caractéristique, on observe les témoignages de son passé historique de lieu de halte et de transit vers le Col du Mont-Cenis : l’architecture intérieure et les fresques des emblèmes héraldiques des vieilles auberges ; l’Eglise Santo Stefano, avec sa riche collection de tableaux donnés par Napoléon et le chef-d’oeuvre d’orfèvrerie de l’Urne de Sant’Eldrado ; le Musée d’Art Religieux Alpin et le Musée Ethnographique de Vie Montagnarde. Passée l’agglomération, on doit prendre obligatoirement la déviation qui va à l’Abbaye de Novalesa, dédiée aux saints Pierre et André, une des plus anciennes fondations monastiques bénédictines de l’arc alpin (726 ap. J.-C.) : dans son parc on trouve quelques chapelles champêtres d’une rare beauté, comme Sant’Eldrado (XIIe). Une partie du complexe abbatial abrite le Musée Archéologique.

De Novalesa, l’itinéraire continue sur la route carrossable jusqu’à Venaus, avec son Eglise San Biagio. Le bourg est connu pour la traditionnelle Danse des Epées et des Spadonari (porte-glaive), une tradition pré-chrétienne qui a lieu en février : le couvre-chef orné de fleurs multicolores et la gestuelle sont liés aux rites hivernaux pour favoriser l’arrivée du printemps.

Une jolie route secondaire délimitée par des murets de pierre sèche va jusqu’au hameau San Giuseppe de Mompantero, au pied du mont Rocciamelone, en traversant des prés et des vignobles. L’agglomération de Mompantero est dominée par le moderne Sanctuaire de la Madonna del Rocciamelone, érigé près de l’ancien chemin muletier conduisant à la cime sacrée par excellence du Valle di Susa (3538 m), vénérée dès l’époque celtique : en 1358 Bonifacio Roero d’Asti s’y rendit et y plaça le précieux Triptyque du Rocciamelone, et en 1899 une statue en bronze de la Vierge fut hissée sur le sommet.

De San Giuseppe, une route secondaire carrossable conduit au lieu-dit Passeggeri, légèrement en amont de Susa, et converge sur celle qui vient du Montgenèvre, débouchant sur l’historique Piazza Savoia. La ville, riche de témoignages romains et médiévaux, fut fondée à la confluence des deux axes routiers qui conduisaient d’un côté aux cols les plus importants vers la France, de l’autre vers Torino : une position stratégique qui en fit dès l’antiquité un point de référence pour toute la vallée. L’histoire millénaire de Susa se lit dans d’importants vestiges comme l’Arc d’Auguste, l’arène romaine, les murs d’enceinte, la Porta Savoia, les fouilles archéologiques et le Château, résidence de la comtesse Adelaïde de Torino, épouse d’Odon de Savoie-Maurienne. Un complexe architectural stratifié dans le temps nous a légué la Cathédrale San Giusto et l’imposant beffroi à la flèche octogonale élancée : à partir de 1029 – année de fondation de l’abbaye bénédictine – des campagnes de décoration se sont succédé jusqu’aux interventions gothiques et néogothiques entre le XIIIe et le XIXe.
L’extérieur révèle L’entrée du Christ à Jérusalem (XVe, attribué aux Serra de Pinerolo) et les Médaillons des Saints et prophètes ; des toiles précieuses, de riches autels et le choeur en bois du XIVe embellissent l’intérieur. Non loin de là se dressait le Prieuré de Santa Maria Maggiore, la plus vieille église baptismale du Valle di Susa, dont est resté le campanile roman ; comme autres témoignages du patrimoine religieux de Susa on a en outre l’Eglise et le Couvent de San Francesco, fondé selon la tradition par Saint-François-d’Assise lui-même à l’occasion de son passage en 1214. Sur la rive gauche de la Dora Riparia, enfin, on trouve la baroque Eglise de la Madonna della Pace, ou Eglise du Pont, dont les locaux contigus accueillent le Musée Diocésain d’Art Sacré avec des collections importantes : le Trésor de la Cathédrale San Giusto, le Trésor de l’Eglise du Pont, les Pièces d’orfèvrerie, la Statuaire et les Textiles.

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