Via Francigena

VA07 - De Chivasso à Castell'Apertole

VA07 - De Chivasso à Castell'Apertole

Gps Track

Gps Track

  • Début: Chivasso
  • Arrivée: Castell’Apertole
  • Longueur totale: 29,0 km
  • Difficulté à pied: Difficile
  • Type de cycle: Hybride
  • Difficulté par cycle: Moyen
  • Comment arriver:

    Lignes Trenitalia, www.trenitalia.com

De Chivasso commence en outre le Canal Cavour, réalisé entre 1863 et 1866, un des plus hauts exemples de génie hydraulique de l’époque qui, à travers un réseau de canaux étendus, a permis le développement des territoires canavais et verceillais : le monumental édifice à l’entrée, en pierre et en brique, a 40 m de longueur et 21 arches constituées de 3 rangées de vannes.

En longeant le canal on arrive au hameau Castelrosso, dont l’Eglise SS. Giovanni Battista e Rocco fut érigée en 1758 d’après les plans de l’architecte Paolo Lorenzo Garrone : à l’intérieur se distinguent un autel baroque en marbre noir et quelques fresques de qualité du XIXe.

On arrive ensuite à Torrazza Piemonte, sur la droite de la Dora Baltea : en plein centre se dresse l’Eglise San Giacomo, érigée en 1746, restaurée et agrandie en 1843, tandis que le Palais Communal se distingue par le grand porche à trois arcades et le massif donjon quadrangulaire.

Après avoir traversé le pont sur la Dora Baltea, un chemin de terre conduit à Saluggia. Etablissement romain qui au Moyen Age bénéficia du droit de pêche et du paiement pour les passeurs, il est aujourd’hui connu surtout pour un produit d’excellence : le « haricot de Saluggia », très recherché pour la typique « panissa », risotto aux haricots et à la saucisse, un plat traditionnel à goûter absolument. A la Renaissance s’y imposa la famille noble Mazzetti, dont le château du XVIe siècle a laissé une trace dans l’actuel Palais Communal. L’Eglise San Grato, édifiée au XVIe siècle et plusieurs fois modifiée, conserve la statue du Christ Mort, peut-être provenant de l’ancienne paroissiale du Vieux Cimetière, détruite par une inondation au XVe siècle.

Après Saluggia on arrive à Lamporo, dont le toponyme dérive du canal d’irrigation Amporium qui encore aujourd’hui – caractéristique unique et immuable par la volonté des résidents – traverse longitudinalement toute l’agglomération, aux extrémités de laquelle il est chevauché par deux petites églises : des légendes locales racontent que l’une d’entre elles, la Madonna di Loreto (XVIIe siècle), les nuits sans lune, est la demeure de la sorcière Giunghiglia qui, assise sur le toit et fumant une énorme pipe, effraye les passants. L’Eglise San Bernardo da Mentone, érigée en 1566 et qui subira plusieurs phases de remaniements, conserve un reliquaire du XVIIIe siècle du saint, de manufacture turinoise. Au XIVe siècle Lamporo fut le fief de la famille gibeline des Tizzoni et, vers la fin du XVIIe, des nobles Pastoris.

En poursuivant en direction de Vercelli on rencontre Colombara, exemplaire exploitation agricole correspondant à l’ancienne structure de la « cour fermée » : quelques locaux conservés en documentent les caractéristiques habitatives et fonctionnelles entre le XIXe et le XXe siècle, et abritent le Musée La Risaia, consacré aux repiqueuses de riz et à leur dur travail. L’église du XVIe siècle est dédiée à San Giovanni Battista : aujourd’hui elle n’a plus la dignité paroissiale mais elle en conserve la structure, quoique privée d’un porche qui l’entourait de la façade au côté droit.

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