Via Francigena

Via Francigena. Road to Rome 2021. Start again! le projet parfait au bon moment

Simona Spinola
Simona Spinola
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Il y a exactement une semaine, le 18 octobre 2021, la marche relais « Road to Rome 2021 » a pris fin après 127 jours à pied le long de la Via Francigena.

Une aventure épique qui a réuni le personnel de l’association, Myra Stals responsable des réseaux sociaux, de nombreux blogueurs, vidéastes, photographes et marcheurs, ainsi que des représentants institutionnels, tous sur la route pour rejoindre le groupe, pour une ou plusieurs étapes, de Canterbury et de Calais à Santa Maria di Leuca. D’une part nous avons été confronté à la pluie, la boue, le ciel nuageux et l’humidité tropicale et d’autre part, nous avons faits de belles rencontres, des photos et vidéos, des entretiens et participé à des animations locales : ces éléments ont jalonné notre parcours de 3 200 km à pied et à vélo de moments incroyables.
Cette longue marche n’a pas été une promenade avec nos amis, mais une opportunité importante pour tout le secteur du tourisme : elle nous a permis de construire un réseau solide entre les parties prenantes et de lancer de nouveaux accords et collaborations avec les entités publiques et privées qui opèrent dans le domaine du pèlerinage et du tourisme lent, tout en renforçant les relations préexistantes. Ces réalisations ont souvent été rapportées par Massimo Tedeschi, président de l’Association européenne des chemins de la Via Francigena, lors des nombreuses réunions institutionnelles qui ont eu lieu dans toutes les régions traversées par la route. Une occasion particulièrement spéciale a été la conférence de presse à bord d’un train historique, restauré par la Fondation FS Italiane, avec laquelle les autorités locales, régionales et nationales ont voyagé au cours de la dernière étape de l’événement, le18 octobre, d’Otranto à Gagliano del Capo. Dans un wagon aménagé pour des conférences, les participants ont parlé d’un « tourisme lent qui se déplace rapidement ». Massimo Garavaglia, ministre italien du Tourisme, a souligné le potentiel et les opportunités qu’il faut saisir des itinéraires de randonnée : « La Via Francigena est le projet parfait réalisé à un moment idéal, compte tenu de la redécouverte actuelle de l’activité de plein air en réponse à la pandémie : le binôme nature-patrimoine est une puissante ressource pour la relance de l’ensemble du secteur touristique, il est capable de générer de nouveaux liens et des créer des emplois ».

Le ministre a été rejoint par Massimo Bray, commissaire au tourisme pour la région des Pouilles, qui a souligné le rôle de l’hospitalité en tant que valeur fondamentale du tourisme ; la Via Francigena soigne particulièrement son hospitalité et vise un certain niveau de qualité : elle peut donc être considérée comme un modèle. Massimo Tedeschi est d’accord, soulignant le fait que l’Itinéraire culturel de la Via Francigena peut offrir d’énormes opportunités de développement intérieur grâce au dialogue interculturel et à l’échange d’idées entre les personnes venant de cultures très diverses : « Road to Rome m’a appris à briser les stéréotypes : certes, nous avons des cultures différentes, mais cela ne doit pas créer de préjugés entre les régions ni parmi les États ; la vraie valeur réside dans chaque personne au sein d’une Europe unie : ensemble, nous prenons un nouveau chemin. À l’issue de « Road to Rome 2021 », nous pouvons dire que cette expérience a contribué à mettre en pratique les trois mots-clés que nous avions fixés pour cette initiative : la relance ; le patrimoine (matériel et immatériel) et l’Europe ».
Monseigneur Liberio Andreatta, qui a participé à la conférence en tant que vice-président de la Fondation FS Italiane, a discuté de l’importance de l’expérience spirituelle intérieure que ce voyage permet. Non seulement nous rencontrons d’autres personnes sur la route, mais c’est particulièrement une introspection : un pèlerinage se fait sans précipitation, et ne vise pas à atteindre la destination le plus tôt possible, mais à apprécier le voyage.

« Les moyens de transport historique peuvent représenter un connecteur pour cette nouvelle forme de tourisme lent », a ajouté Luigi Cantamessa, directeur général de la Fondation FS Italiane. En outre, Stefano Mantella, directeur des stratégies immobilières et de l’innovation pour l’Agenzia del Demanio et coordinateur du projet Valore Paese Italia, a fait valoir que la Via Francigena est un témoin de l’investissement de l’Italie dans le tourisme durable : « il faut maintenant travailler sur les connexions entre les trajets à pied – vélo – train historique pour assurer une mobilité fluide ; un vrai défi, à côté du défi de l’accessibilité». Giorgio Palmucci, président de l’ENIT, a reconfirmé l’engagement de l’Office national italien du tourisme dans le développement du secteur du tourisme lent, affirmant qu’il peut apporter une grande valeur à tout le patrimoine intégré dans les paysages, les arts, la gastronomie et le vin, etc., dans des endroits qui sont hors des sentiers battus du tourisme.

L’assemblée de la conférence a été accueillie par les pèlerins à l’arrivée du train, puis s’est poursuivie avec le groupe de marcheurs pour les 7 derniers kilomètres : à l’arrivée, les autorités, les journalistes et les citoyens ont applaudi l’entrée de 150 personnes sur la place du sanctuaire de Santa Maria di Leuca de Finibus Terrae. Submergé par les émotions, le groupe a célébré avec un gros câlin la conclusion d’une quête inoubliable.
Après un bref moment de recueillement et de silence dans le Sanctuaire, où Mgr Vito Angiuli a salué et accueilli les pèlerins, une conférence finale, ouverte au public, a permis de diffuser un premier reportage de cette aventure.